The rise and fall of GAP

 Non, non, je ne vous parle pas de la marque de vêtements mais de la ville de mon enfance : GAP.

Une ville enclavée mais ensoleillée ou l'on joue avec crosses et patins au hockey sur glace depuis 1936.

Longtemps, on a joué pour le GAP Hockey Club et - après la création de la patinoire artificielle en 1962, puis sa couverture en 1973 - avec un certain succès, puisqu'à la fin des années 70, le Gap Hockey club a brisé l'hégémonie des hauts savoyards pour remporter 2 titres de champion de France (1977 et 1978).

C'était un temps ou l'on jouait au baby foot au bar de la patinoire et ou on regardait les filles.

J'étais jeune, joueur de hockey et même capitaine de la dernière équipe du club à avoir été championne de France junior en 1979.

Ces années, cette passion, je l'ai vécu au plus près, puisque pendant mes 2 années junior, je me suis entrainé quotidiennement avec ceux qui sont devenus 2 fois champions de France.

J'ai pour ma part débuté en équipe première -avec les champions donc - lors du premier match après le 2ème titre..Mais je peux témoigner de la passion de la ville pour son équipe de hockey..C'était vraiment chouette..

Puis, l'inflation est arrivé, Gap est rentré dans le rang, a connu, comme beaucoup d'autres, les soucis financiers traditionnels d'une équipe qui doit se transformer en petite entreprise.

La traversée du désert a duré plus de 20 ans et puis, à la faveur d'une nouvelle patinoire (faite sur de l'ancien), le club de mon enfance est revenu au sommet en remportant 2 nouveaux titres de champion de France ( 2015 et 2017 ) et une coupe de la Ligue en 2016.

Et sincèrement, en étant cette fois au plus près, par mon métier de journaliste, j'ai éprouvé de belles émotions..Et même versé quelques larmes lors du titre de 2015, sur la glace de La Blache..Une émotion liée à mon enfance, quel plaisir !!!

https://www.facebook.com/LesRapacesdeGap/videos/839120929474712

Et puis, j'ai observé la vie du club.

Je me suis étonné du turn over incessant sur le plan administratif, j'ai fait la moue lorsque j'ai entendu que l'ambition du club était de finir 8ème(pour jouer les play off)..Attention, entre la 8 ème et la 12 ème place (celle de relégable..), il n'y a que peu de marge..

Et puis, je crois que le sport, c'est l'ambition et que pour avancer, il faut vouloir gagner..

Déjà, l'an dernier, le club a frisé la correctionnelle en jouant la poule de maintien.

Cette année, le club de mon enfance s'est brulé. Une place de dernier assurée avant même l'ultime match de la saison contre Anglet..

C'est la suite logique de la vie d'un club un peu perdu. Je ne vais certainement pas faire porter le chapeau à une personne en particulier.

L'oeuvre est sans doute collective pour un club qui aura eu 5 entraineurs en 1 an et demi et qui devra attendre une éventuelle défaite de Dunkerque dans les séries finales de division 1 (seul club candidat à la montée en ligue Magnus) pour espérer se maintenir au plus haut niveau français.

C'est triste, dommage pour un club qui anime la ville entre le mois de septembre et le mois de mars.

Maintenant, je vais essayer d'aider par mon expérience, mon parcours.

J'ai accepté la sollicitation de la ville pour faire partie - avec l'équipe dirigeante et quelques anciens joueurs - d'un groupe pour réfléchir à l'avenir des Rapaces.

Et je vais continuer à travailler à l'organisation de notre Swing des Rapaces, un tournoi de golf le 4 juillet prochain afin de récolter des fonds pour les jeunes hockeyeurs gapençais.

C'est ma façon à moi de rester fidèle à la ville, au sport de mon enfance.

Commentaires