C’est loin, la Corée du Sud. Une escale à Séoul, puis un train pour traverser le pays d’ouest en est. Direction Gangneung, où se trouve la patinoire de 10 000 places qui accueille le tournoi de hockey. Une zone assez peu peuplée, un peu à l’écart de tout. D’ailleurs, c’est une constante de ces Jeux du bout du monde : des trajets en navette, en bus, entre l’hôtel et les sites. Beaucoup de déplacements, peu de repères. Et au final, je ne garderai pas un immense souvenir de ces JO. Du vent, du froid, et ce sentiment persistant d’être un peu perdu au milieu de structures provisoires, ces fameux « algeco » où sont installés nombre de locaux. Très vite, on comprend aussi que ces Jeux sont ceux des partenaires. Samsung est partout. Omniprésent. Les sites, eux, sont plantés au milieu de nulle part, dans une station balnéaire glaciale, balayée par un vent particulièrement désagréable. Heureusement, il y a toujours, dans chaque olympiade, ces moments magiques. Ces rencontres improbables qu...