La victoire en souffrant
Dans un match totalement fou (48-46), la France a arraché la victoire face à l’Angleterre sur une pénalité de Thomas Ramos à la dernière seconde. Un scénario incroyable qui permet aux Bleus de remporter pour la deuxième année consécutive le Tournoi des Six Nations.
Quel match, mes amis ! 48-46 : un score irréel pour une rencontre qui restera longtemps dans les mémoires.
Deux petits points qui changent tout. Grâce à une pénalité de Thomas Ramos - suite à une prise au cou sur un plaquage de Chessum - dans les toutes dernières secondes, la France décroche un nouveau titre dans le Tournoi des Six Nations.
Au fond, c’est peut-être le Tournoi lui-même qui sort grandi de cette dernière journée, véritable hommage au rugby et à son intensité.
Une dernière journée spectaculaire
Avant ce choc franco-anglais, la journée avait déjà offert de belles émotions.
L’Irlande a dominé l’Écosse 43-21 au terme d’un match d’une grande générosité. De son côté, le pays de Galles a enfin retrouvé le chemin de la victoire en battant l’Italie 31-17. Un succès qui lui permet d’éviter une troisième cuillère de bois consécutive.
Mais la véritable apothéose de cette journée restera ce duel renversant entre la France et l’Angleterre.
Un match qui bascule avant la mi-temps
Tout avait pourtant commencé idéalement pour les Bleus. Deux jeux au pied parfaitement dosés et la vitesse supersonique de Louis Bielle-Biarrey ont rapidement mis à mal une défense anglaise trop hospitalière.
Puis le match a changé de visage.
Juste avant la pause, les Anglais mènent de dix points et semblent contrôler la rencontre. Mais en tentant de se dégager de leur camp avec une chandelle, Elliot Murley commet une faute de jugement. Son plaquage dangereux sur Thomas Ramos va tout faire basculer.
La sanction est immédiate : pénalité, essai français dans la foulée — transformé — et carton jaune pour Elis Genge.
Le tournant du match.
Bielle-Biarrey marche sur l’eau
À partir de ce moment-là, les Bleus se rebellent et inscrivent trois essais consécutifs, dont deux signés Louis « Jésus » Bielle-Biarrey.
Avec neuf essais inscrits dans ce Tournoi - 4 dans le match contre les anglais !-, l’ailier devient le seul joueur de l’histoire à atteindre un tel total. L’impression est simple : ce joueur "marche sur l’eau". Il est devenu "l’arme fatale" de l’équipe de France.
Et il fallait bien cela. Car dans le combat, les Français ont souvent souffert. Dominés dans les collisions et en mêlée, ils ont longtemps subi la puissance et la discipline collective des Anglais.
Ramos décisif au pied
Au final, la différence s’est faite sur deux éléments : la faute de Murley avant la mi-temps et la précision des buteurs.
Thomas Ramos, impérial, a réussi toutes ses tentatives quand Finn Smith a laissé échapper trois transformations, soit six points précieux.
Les Bleus sont donc sacrés à l’issue d’un Tournoi spectaculaire, malgré 13 essais encaissés lors des deux derniers matchs.
« Cela n’a pas été facile pour nous. Inconsciemment, après nos trois premières victoires, on a peut-être pensé que ce serait plus simple. Mais le Tournoi est d’une compétitivité incroyable. C’est monstrueux », a reconnu Fabien Galthié.
Un énorme succès à la télévision
Preuve de l’engouement populaire, ce match totalement renversant a rassemblé 8,02 millions de téléspectateurs sur France 2, soit 42,5 % de part d’audience (et 43,8 % sur les - de 50 ans).
La magie du Tournoi des Six Nations a encore frappé.

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