Cinéma : "A pied d'oeuvre", vire sa vie
J'ai déjà exposé, dans ce modeste blog, tout l'intérêt que je porte aux réalisatrices du cinéma français.
Je le confirme après le plaisir pris lors de la projection du dernier film de Valérie Donzelli, À pied d'œuvre.
Un écrivain a connu un joli succès à la parution de son premier roman, mais peine à trouver l'inspiration — et l'aval de son éditrice — pour son prochain livre.
Dès lors, le personnage, incarné par Bastien Bouillon — d'après le roman autobiographique de Franck Courtès — lutte seul — ou avec ses parents — pour survivre.
Dans notre monde ubérisé, l'ancien photographe se déleste de son métier, de son couple, de son honneur… Sur une application, il propose ses services pour toutes sortes de petits boulots « offerts »… aux moins offrants.
Je ne suis pas fan des voix off au cinéma — et il y en a — mais ce film a fonctionné avec moi.
Il y a un côté ascétique, un dénuement, l'inspection impitoyable d'une descente « sociale » — en dépit d'un traitement parfois légèrement caricatural du père — pour une scène finale bouleversante. Valérie Donzelli filme l'exigence d'un homme envers la vie, sa vie.
Vivre sa vie : c'est bien de cela dont il est question. Il y a évidemment une dimension politique dans ce film, et c'est tout à fait respectable !

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