Canada - Etats Unis, finale de rêve !!
Le Canada a tremblé… puis le Canada a frappé
Le hockey est un sport simple. D’impact. De volonté.
Cet après-midi, le Canada a vacillé… mais le Canada sera en finale. Victoire 3-2 face à une Finlande solide, organisée, redoutable.
Tout avait pourtant mal commencé.
Mise au jeu perdue par Horvat devant le filet de Binnington. Aho sert Rantanen. Tir sur réception. But (1-0).
Une première période frustrante — la seule du tournoi où le Canada n’a pas marqué.
McDavid a fait du McDavid. De la vitesse. De la créativité. Du génie.
Mais Saros a fermé la porte, notamment face à Celebrini. Retour au vestiaire, bredouilles.
Et le scénario s’assombrit encore en 2e période.
Pourtant en supériorité numérique, les Canadiens laissent filer Haula. Revers parfait. 0-2.
Y a le feu dans "la cabane à sucre" du Canada ! Comme disent joliment nos cousins québequois, "ce ne sont pas des pieds de céleri les finlandais"..
Alors le Canada a fait du Canada.
Des palets au filet. Du trafic. De la pression. Encore. Toujours.
Il fallait ça pour fissurer le bloc finlandais, si propre devant Saros.
Le réveil vient en avantage numérique : tir de Makar, déviation de Reinhart. 1-2 en fin de 2 ème.
Puis la tempête.
31 tirs à 9 sur les deux dernières périodes. Un rouleau compresseur.
Le trio Marchand–Bennett–Wilson pilonne le filet. Marchand chute sur Saros, le jeu se poursuit, le palet ressort vers Theodore à la ligne bleue.
Lancé frappé. Égalisation (2-2) à 9’26 de la fin.
Les grands joueurs dans les grands moments.
Nouvelle pénalité finlandaise à 2’35 du terme.
McDavid traverse la glace d’une passe chirurgicale. MacKinnon déclenche sur réception. Le palet touche encore Saros… mais termine au fond.
3-2.
À 36 secondes de la fin.
Les Finlandais contestent pour un hors-jeu. Révision vidéo.
Une question de centimètres.
Le but est accordé.
Le Canada est en finale.
Un choc monumental : Canada – États-Unis
Les Américains, eux, n’ont pas tremblé : 6-2 face à la Slovaquie, après avoir mené 5-0 en fin de deuxième période.
Cette équipe américaine déborde de talent : les frères Hughes, Eichel, Werenski, Guentzel, Boldy, Larkin, Matthews et les pénibles frères Tkachuk
Vitesse. Talent brut. Profondeur.
Dimanche à 14 h 10 : Canada – États-Unis.
Une lutte pour l’or olympique.
Le Canada, champion en 2002, 2010, 2014 dans l'ère professionnelle.
Les États-Unis en quête d’un nouveau miracle depuis.. 1980.
Donald Trump a annoncé sa présence.
Les Canadiens scandent : “Hockey is our sport.”
Dans une NHL dominée par les franchises américaines (25 équipes sur 32), et sans Coupe Stanley canadienne depuis Montréal en 1993, l’enjeu dépasse le sport.
Rivalité sportive.
Rivalité économique.
Rivalité historique.
Plus qu’une finale.
Un symbole.
Dimanche, à Milan, ce sera un sommet.
Peut-être le plus grand moment de ces Jeux.

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