Oooouuuaaahhh USA...
C’est une vérité vieille comme le hockey : sur la glace, les hommes les plus importants sont les gardiens. Les seuls à ne jamais quitter la patinoire. Soixante minutes. Parfois plus.
Un gardien peut "voler" un match.
Connor Hellebuyck l’a encore prouvé.
Ses statistiques en saison régulière ont souvent flirté avec l’excellence, mais il ne s’était jamais imposé à ce niveau. Cette fois, il a répondu présent. Monumental.
« Le Canada a probablement mieux joué que nous ce soir, mais Hellebuyck a été le meilleur joueur sur la glace. Il nous a portés tout au long du match », a reconnu Jack Hughes, héros de la prolongation.
Quarante-et-un arrêts sur 42 tirs. Un mur.
Il frustre MacDavid en échappée. Il gagne son duel face à Celebrini, arrêt de la botte, puis « poke check » rageur pour annihiler le retour. Il détourne, dans son dos, le palet de Toews à 80 centimètres d’un but grand ouvert. Une action qui hantera le Canada pendant quatre ans...
Et puis il y a cette séquence irréelle : MacKinnon, près de 500 buts en NHL, filet désert devant lui… et le tir sur le poteau. À cet instant, impossible de ne pas revoir Mario Lemieux en 2002 face aux États-Unis, lui aussi coupable d’un improbable raté devant une cage ouverte.
Les chiffres racontent la pression : 42 tirs contre 28. Mieux encore, 38 contre 13 dans les 35 dernières minutes. Le Canada a poussé, poussé encore. Mais comme souvent, au plus haut niveau, manquer ses occasions se paie comptant.
À cinq minutes de la fin, Jack Hughes perd une dent sous le bâton de Bennett.
Une dent de moins. Un trophée de plus, avec ce but "historique" de ...Jack Hugues, en prolongation. Les États-Unis sont sacrés, chez les hommes comme chez les femmes. Consécration suprême après les titres de champions du monde des moins de 20 ans en 2024 et 2025..
« Le hockey, c’est notre sport. C’est le sport des États-Unis d’Amérique. C’est le plus grand pays du monde », lance, provocateur, Matthews Tkachuk.
Après la sirène, l’émotion prend le dessus. Les Américains portent un maillot floqué au nom de Johnny Gaudreau, leur ancien coéquipier, tragiquement disparu avec son frère, renversé par un chauffard ivre il y a près de deux ans. Magnifique..
Une finale intense, dramatique, appelée à rester dans l’histoire.
Rendez-vous dans deux ans pour la prochaine Coupe du monde NHL. Et dans quatre ans, aux Jeux olympiques de 2030 dans les Alpes françaises — peut-être avec la Russie de retour. Sans doute avec des prolongations - à 3 contre 3 - revues et corrigées, selon le souhait de John Cooper, l'entraineur canadien : "Si on retire quatre joueurs de la glace, le hockey n’est plus du hockey. Les prolongations et les tirs de barrage existent pour une raison : c’est une question de télévision, pour que les matchs se terminent vite. Ce n’est pas pour rien qu’on ne les utilise pas en finale de la Coupe Stanley ni en séries éliminatoires. »
The show must go on..Le spectacle continue...


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