JO 2030, les Alpes françaises comme la tortue

 

Vous le savez, en 2030, les Alpes françaises seront Olympiques et Paralympiques avec l'organisation - pour la 4 ème fois de l'histoire en France, après Chamonix (1924), Grenoble (1968) et Albertville (1992) - des JO d'hiver.

Ainsi, après le succès des derniers JO de paris 2024, la montagne reprend la flamme. 

Au départ, il y avait 2 projets distincts, celui des Alpes du sud porté par Renaud Muselier (président du conseil régional PACA) et Christian Estrosi (maire de Nice) et celui porté par Laurent Wauquiez  (président du conseil régionnal région Auvergne Rhone Alpes AURA).

Rapidement, à la demande des services de l'état, les 2 candidatures ont fusionné pour remporter le marché. Maintenant," y a plus qu'à" et c'est ici que tout se complique.

Il y a eu l'épisode du retrait de Martin Fourcade. Le biathlète, 6 fois champion Olympique souhaitait des Jeux en lien avec leur temps, notamment sur la plan écologique mais rapidement la fibre "écolo Fourcarde" a bloqué. 

Parmi les reproches successivement adressés à l'ancien biathlète de 36 ans, ses opinions politiques jugées trop à gauche, sa candidature officialisée dans L'Équipe en octobre dernier, sa volonté de conserver des partenariats avec Rossignol et Odlo agitant le spectre du conflit d'intérêts, et dernièrement son refus que le comité d'organisation soit basé à Lyon plutôt qu'en montagne.

Exit Martin Fourcade, welcome Edgar Grospiron.. 

Voilà donc, le champion Olympique du ski de bosses en 1992 à Albertville propulsé directeur de la candidature directeur du COJOP (comité d'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques). A charge pour lui de constituer une équipe avec un directeur général et des directeurs de sites.

Le directeur général devrait être l'ancien journaliste de Canal +, ancien directeur le la chaîne l'équipe puis du PMU, Cyril Linette.

Sa nomination devait être annoncée hier mais elle a été reportée, nouvel épisode contrariant d'une organisation qui peine à se mette en place. 

Le CIO (comité international Olympique) regarde avec méfiance les altermoiements français.  

Il a même confié à Etienne Thobois (directeur général du COJOP Paris 2024) la supervision de l'organisation comme l'a confié Christophe Dubi, directeur des JO au CIO :

Il est normal que la tête de l'organisation des Jeux précédents soit impliquée. Comment ils vont s'organiser au travers de quel mécanisme, difficile de le dire mais il est juste d'avoir Étienne en chef d'orchestre pour s'entourer des bonnes personnes. Sous quelle forme contractuelle, c'est ce que nos juristes doivent inventer. Nous, en tant qu'opérateur, on sait ce qu'on doit livrer à la fin de l'année pour ce projet soit parfaitement dans les clous. Je le répète, cela ne s'est jamais fait dans un laps de temps aussi court.


Voici les sites prévus pour les JO de 2030 :

Haute Savoie : La Cluzaz (ski de fond et village Olympique) - Le Grand Bornand (biathlon)

Savoie : La Plagne (bobsleig, luge, skeleton, village Olympique) - Courchevel (saut à ski, combiné nordique, ski alpin hommes) - Bozel (village Olympique) - Meribel (ski alpin femmes, combine nordique)

Hautes Alpes : Briançon (village Olympique) - Montgenèvre (ski acrobatique, snowboard) - Serre Chevalier (ski acrobatique, snowboard)

Alpes Maritimes : Nice (hockey sur glace, patinage artistique, curling, patinage de vitesse-peut être à Turin..-, short track, IBC centre de TV et radios, MPC (centre de presse), cérémonie de clôture (sur la promenade des anglais).

Le budget prévisionnel de l'organisation est de 2,3 milliards d'euros auxquels il convient de rajouter 1 milliard pour les infrastructures.

 Au début du mois d'octobre 2024, l'état par l'entremise du premier ministre de l'époque, Michel Barnier a signé une garantie de 520 millions d'euros.

Maintenant, "y a plus qu"à"..Et espérer la même issue que celle de La Fontaine !


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