Anatomie d'une chute..


Pour paraphraser la Palme d'Or du festival de Cannes 2023, on peut revenir sur la minute et les 6 secondes qui ont dilapidé les 2 buts d'avance des bleus hier.

Sur l'action qui amène le 2 ème but, Jordan Perret fait le geste qu'il faut avec un long lob de dégagement vers le but finlandais. Tim Bozon, à la lutte effleure le palet qu'il voulait pousser vers le filet désert des finlandais.

Bozon finit sa glissade et les finlandais attaquent à 6 contre 4. Charles Bertrand est agressif en zone neutre mais se fait effacer. Les finlandais sont dans notre zone avec une stratégie claire. Beaucoup de trafic pour gêner Keller et des tirs de la ligne bleue.

Après une situation très chaude autour de notre but, les 5 joueurs français sont tout près de notre cage pour défendre. Le palet ressort, Louis Boudon aussi, qui cherche à replacer, avec son gant, un partenaire car il anticipe sans doute la passe latérale. 

Il ne se met pas dans la ligne de tir et le palet arrive sur la cage de Keller. Crinon est à la lutte avec un gros client. Un peu d'épuisement et le palet ricoche sur le gardien français sans être controlé, Tolvanen s'est glissé dans le dos de Charles Bertrand, pour prendre un retour gagnant.

Les finlandais ont tenté ces jeux presque tout le soir, sans succès pendant 58'27" puis ils ont touché le gros lot par 2 fois en 1'06".

Pourtant, nous avons gagné les mises aux jeux, notamment milieu de patinoire mais nous avons redonné directement le puck au finlandais qui se sont fait un plaisir de revenir dans notre zone.

Après, ils font tourner, un petit poil de retard pour être dans la ligne de tir et les finlandais égalisent. C'est dur mais c'est la loi du haut niveau.

" C'est vraiment cruel a commenté Yorick Treille, l'entraineur français, ne prendre qu'un point en 2 matchs après tant d'efforts fournis, c'est très dur. On est si proche mais on est pas payé par une victoire. Après notre 3 ème but, la joie et la célébration ont été trop festive à mon goût sur le banc. L'explosion de joie a été trop intense comme si c'était déjà fini mais ce n'était pas le cas. On a rarement, voire jamais l'occasion de mener 3 - 1 contre la Finlande à moins de 2 minutes de la fin, les gars sont humains, ce qui peut expliquer leur joie intense mais pour réussir dans le sport de haut niveau, il ne faut pas être normal "entre guillemet "pour réussir. Ce match a été une belle aventure en terme d'apprentissage pour notre groupe. Chaque match, on laisse des plumes et on récolte peu. Maintenant, il faut récupérer, corriger, s'améliorer et aller de l'avant ".

Bonne analyse de Yorick treille qui hérite, je vous le disais dans un papier précédent, sur la France qui perd, d'une situation compliquée.

Au delà de l'explosion de joie, il y a un fait. 

Les français qui viennent de subir 14 défaites lors de leur 15 derniers matchs aux Mondiaux doutent forcément.

Même à 3 - 1 à 2 minutes de la fin, le doute est resté dans les têtes françaises. 

Je vous le disais, nous avons gagné des mises au jeu mais nous avons rendu le palet à l'adversaire. 

La confiance, elle, est restée dans le têtes finlandaises. Ce doute est un poids pour les français. Il est très difficile de gagner lorsqu'on est habitué à perdre. La France l'a (encore) vérifié à ses dépens hier soir !


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