André Herrero, une géant du rugby s'est éteint !
C'était un roc, un monstre du jeu de rugby et de Toulon.
André Herrero, l'ancien 3ème ligne du RCT comme on disait à l'époque était un joueur charismatique, dur intraitable, véritable personnalité, "chef de meute" sur le terrain.
Titulaire en équipe de France, il est pourtant privé du Grand Chelem de l'équipe de France en 1968. Ses prises de position conte la "république des pardessus"le prive du premier Grand Chelem de l'histoire du XV de France en 1968.
Dans les années 90 , j'avais eu le plaisir de commenter un match de Toulon avec lui, à l'époque pour la chaîne Supervision.
Je me souviens d'un homme affable, très à l'écoute et qui m'avait amusé. A un moment du match, en fin de première mi temps, je coupe le micro et je lui dis :" André, c'est très bien mais faites attention car chaque fois que vous prenez la parole vous commencez systématiquement vos interventions"par tout à fait", il faudrait varier un petit peu". Et Monsieur André de m'écouter, par la suite, en 2 ème mi temps, il commença systématiquement ses interventions par :" effectivement Laurent..".
J'avais regardé cela avec beaucoup de tendresse. Nous avions déjeuné puis passé une belle après midi ensemble. Avec André à Toulon, il ne pouvait rien arriver tant la légende du bonhomme était immense à l'image de sa performance en finale du championnat de France de rugby, en 1971, contre Béziers.
A l'époque, les biterrois savaient que "l'homme à abattre", pour ce qu'il incarnait à Toulon, c'était André Herrero.
En 1ère mi temps, dans un sale regroupement (on ne parlait pas de ruck à l'époque), il reçut du grand coup de pied dans le dos. Daniel Herrero, son frère avec lequel j'ai eu longtemps l'occasion de commenter des matchs pour TV5 Monde, m'avait raconté l'anecdote : " on a jamais réellement su qui était le coupable. De fait, un joueur, sans doute en trébuchant lui a cassé 2 côtes pleines. Quand tu vois le buffle que c'était, le gars a du trèbucher avec un certain appétit, tu vois !" .
Pourtant, avec 2 côtes cassées, André Herrero était revenu sur le terrain et avait joué plus de 80 minutes et perdu en prolongation, après une faute stupide des toulonnais en fin de match - une cravate gigantesque-, prélude de l'égalisation des biterrois !
Une finale perdue pour l'histoire de Toulon et pour la légende d'un chef de famille, André Herrero , grand frère de Francis, Daniel et Bernard, Jacquline et Claudine, les enfants d'Emile et Yvonne, immigrés espagnols, installés à Toulon dans les années 50.
Une immense famille à laquelle j'adresse mes plus sincères condoléances après le départ d'André, le "roc" de la fratrie Herrero !
En cadeau, la magie du Brennus avec Daniel Herrero, Guy Novès, Alexandre Audebert, Jamie Cudmore, Franck Mesnel et André Boniface ( l'extrait de l'anecdote des côtes d'André est à 21'12) mais l'émission est sympa !

Très bien écrit tout cela.
RépondreSupprimerToulon et le rugby français ont perdu une grande personne.
Il aura attendu 87 ans pour tomber définitivement.
Adesias André