les extrêmes, quel extrême ?


La vie politique - et parlementaire - désormais est désespérante mais également passionnante.

Ainsi, le parti socialiste s'est rangé du côté du bloc central pour éviter une nouvelle censure du premier ministre à l'assemblée, au grand dam "des extrêmes", Rassemblement  National et France Insoumise.

Et tous les commentateurs de parler des extrêmes, de droite ou de gauche.

Mais je ne crois pas que l'on puisse les associer sans discernement lorsque l'on regarde les intentions de vote en cas de législatives anticipées. On ne joue pas dans la même cour.

34 % d'intention de vote pour le RN au sein duquel il faudra, un jour, se déterminer entre la "fibre sociale" opportunément affichée par Marine Le Pen ou le libéralisme décomplexé de l'ambitieux Jordan Bardella..

Et seulement 8 % pour LFI qui a maigri à mesure des rodomontades et provocations de son "lider maximo", l'impatient Jean Luc Mélanchon.

Soit 42 % pour les extrêmes, cela laisse un "chemin" comme veulent le croire les socialistes et Sébastien Lecornu. 

Les Républicains vont finir de se saborder - sabordage entamé lors de la présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012, sur les thèmes extrêmes soufflés par le défunt Patrick Buisson - et les masques vont tomber entre les "gaullistes" et ceux qui iront gonfler le parti d'extrême droite.

Désormais, la parole est à l'assemblée avec, en musique de fond, la sensation voire la certitude dans l'esprit des français que les " ultras riches" payent, en proportion, beaucoup moins d'impôts que vous et moi.

C'est "le pognon de dingue " dont parlait, lors d'une séquence montée et un peu ridicule, Emmanuel Macron, à propos des aides sociales. 

Bien entendu, il faut chasser les profiteurs mais - c'est la nouveauté dans le débat -, les payeurs sont aussi les profiteurs. 

Les "ultra riches", longtemps bien cachés, profitent largement de ce système. Les "extrêmes" auront loisirs, en commission, à l'assemblée de mettre leurs votes au diapason de leurs mots.

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