Springsteen, le film, validé !
Je suis un fan de Bruce Springsteen. J'ai le souvenir d'images de concert (très rare à l'époque que j'avais vu peut être en 1974 ou 1975), courts extraits qui m'avaient stupéfait par l'énergie scénique du type.
L'énergie, c'est vraiment ce qui m'a toujours impressionné chez Springsteen. Je dois vous avouer que j'étais incertain avant d'aller voir "Springsteen, deliver me from nowhere" de Scott Cooper.
Pourtant , j'ai beaucoup aimé ce film, un vrai pari puisqu'il nous conte un Springsteen sans son "E Street Band ", sa bande de copain du New Jersey indissociable de sa carrière, sans se servir de l'énergie scénique du "Boss".
Tout d'abord, ce n'est pas un biopic.
Ici, le réalisateur s'attarde sur la période 1982 -1983. Le Boss est déjà au sommet après les sorties de "Born to run" et de "The river", succès planétaire, pesant pour un Springsteen en quête de lui même.
Le film est tout en délicatesse, en subtilité pour suivre la retraite du Boss, dans une maison du New Jersey, avec un copain pour la prise de son et un magnéto 4 pistes, on suit la fabrication "artisanale" de son album "Nebraska", pour parler de l'Amérique, de ses failles, des "laisser pour compte".
C'est de cette Amérique, avec une guitare, son harmonica, la force des mots et le soutien permanent de son producteur jon Landau (formidable Jeremy Strong dans le rôle) dont parle Springsteen tourmenté par ses démons, ceux d'une enfance justement revisitée par des séquences en noir et blanc.
On ressent le désespoir créateur du Boss perdu mais habité, certain qu'il doit sortir"Nebraska", parce que c'est son chemin, même s'il doit résister à "l'establishment ", tous ceux qui attendent de "nouveaux tubes". C'est, à mon sens, l'une des forces du film : nous faire ressentir que Springsteen ne sort pas "Nebraska" pour se dresser contre le système mais plus sûrement pour se libérer !
Ainsi, pour sortir "Nebraska", Springsteen a écarté "Born in the USA, Glory Days ou encore l'entêtant I'm on fire" qui attendront l'année suivante pour conquérir la planète
Le film dure 2 heures mais -pour ma part-, j'étais bien avec "le Boss". Une fois encore, Springsteen m'a épaté, là ou je ne l'attendais pas.

Je l’ai vu ! Idem, fan de Bruce Springsteen j’ai aimé ce film ( et le reportage d’Arte) merci AnnieHelene
RépondreSupprimerOui, j'ai vu également (pas en entier ) le reportage d'Arte. J'ai aimé ce film, j'étais bien dans la salle e t je serai facilement resté encore plus longtemps. pas beaucoup de monde à ma séance mais tous les spectateurs présents sont restés jusqu'au bout du générique de fin. Ce qui est bon signe ! Pour info, j'ai vu Henri, la semaine dernière à l'anniversaire de Manu Roux. Il va bien.
RépondreSupprimerJ’ai eu le bonheur de le rencontrer et de déjeuner avec lui... tout simplement parce que je suis ami avec Jessica... sa fille, cavalière comme moi mais talentueuse elle... ce type m’a impressionné. Non seulement il mange comme un ogre mais surtout, dès qu’il te parle, il a une emprise sur toi. C’est impressionnant. Ce n’est pas pour rien qu’il est considéré comme The Boss.
RépondreSupprimerOuaahhh la chance..Springteen , il a vraiment du fond.. j'ai vu la dernière fois qu'il avait donné plus de 12 millions d'euros pour construire des logements sociaux..Je n'ai jamsi eu ma chance de le rencontrer mais je sais que c'est un homme de grande valeur ! Une b^te de scène mais aussi un personnage profond. En ce sens, le film est très instructif.
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