Laurent Bellet ne devrait pas dire ça...
C'est un peu ce que j'ai ressenti à la lecture de texto et de mail reçu après un article du Dauphiné Libéré, daté d'hier.. Romaric Ponce, un journaliste que j'estime pour son travail et son honnêteté m'avait appelé au début du mois de décembre, pour parler des patinoires des Hautes Alpes..
L'équipe municipale en place -avec laquelle j'entretiens de bonnes relations - n'a pas aimé du tout. Pourquoi, en France, sommes nous obligés de nous placer d'un côté ou d'un autre.. J'avais déjà - auprès de Dany Galland - alerté sur la rénovation et pris parti pour une construction sur un autre site, sans être entendu à l'époque.
Dommage.. J'ai vu suffisamment de patinoires au Canada, en Russie, en Tchéquie, en Slovaquie, en Norvège, Finlande, Suède, Allemagne, Suisse, Etats Unis, Italie, Autriche pour avoir un avis.
Ce n'était absolument pas une prise de position contre qui que ce soit mais plutôt le fruit de ma réflexion, celle d'une vie d'observateur du hockey. Malheureusement, j'avais raison avant l'heure au regard des problèmes de l'Alp Aréna (Parking, vestiaires, jauge, compresseurs, zone inondable...)...
Photo Le DL /Thibaut Durand
R.P. - 25 déc. 2025 à 18:30 - Temps de lecture 3 min :
Que faire de nos patinoires vieillissantes de Gap et Briançon?
Les glaces haut-alpines apparaissent de plus en plus vieillissantes en comparaison de leurs homologues françaises. Malgré sa reconstruction en 2010, l’Alp’Arena est une patinoire déjà ancienne comparée à ses homologues de la Ligue Magnus.
Tandis que Marseille bat des records d’affluence en Ligue Magnus, que Nice travaille à ses futures glaces olympiques et que Chamonix s’attelle à remplacer sa patinoire vétuste, datant de 1962, par une nouvelle intégrant un réseau d’échange de calories, les glaces haut-alpines apparaissent de plus en plus vieillissantes en comparaison de leurs homologues françaises. Datant de 1968, René-Froger a récemment changé son groupe froid ce qui lui a permis d’accueillir les championnats de France de patinage artistique mi-décembre.
Mais une fois la nouvelle glace chamoniarde sortie de terre, le chaudron des Diables rouges héritera du triste titre de plus vieille patinoire de la Ligue Magnus, devant celle de la Barre à Anglet (1969). Des études de réhabilitation de la patinoire briançonnaise, dans son ensemble, seront examinées au budget 2026 ainsi que la fin du changement du groupe froid.
À Gap, l’Alp’ Arena est plus récente, elle a été inaugurée en 2012, en lieu et place de l’ancienne. Une option qui avait été préférée, à l’époque, à un autre projet, lequel aurait consisté en un complexe sportif associant piscine et patinoire au sud de la ville. Un choix opéré « pour des raisons louables, parce que c’était la Blache, une part d’histoire de la ville» rappelle Laurent Bellet, ancien commentateur des tournois olympiques de hockey pour France télévision et ex-joueur à Gap.
Mais un choix qui n’en demeure pas moins contestable, notamment au regard des enjeux de la transition énergétique : « Une patinoire fabrique de l’énergie » rappelle le journaliste. « Aujourd’hui, les projets qui se font, sont des projets publics/privé où il y a une patinoire avec un hôtel ou une piscine. Ce n’est pas une patinoire seule, justement pour utiliser les flux d’énergie produits par celle-ci. »
" L’Alp’ Arena, une patinoire du XXe siècle, pas adaptée au XXIe "L’Alp’ Arena a beau avoir été reconstruite en 2010, « c’est une patinoire du XXe siècle qui n’est pas adaptée au XXIe siècle » constate Laurent Bellet. « La plus adaptée au XXIe siècle c’est celle de Fribourg Gotteron. Elle est totalement dans le nouveau monde, “plugée” de partout » et énergétiquement à la pointe avec sa centrale solaire intégrée qui fournit l’équivalant de la consommation annuelle de 200 ménages.
À Gap, le choix de restructuration opéré en 2007 s’avère par ailleurs contraignant. « Elle est située sur une zone inondable avec la Luye, ce qui limite les possibilités d’agrandissement. Or, quand tu es un club formateur, il te faut deux glaces, c’est le minimum syndical. Là, une seconde glace est limitée à du 40x20, ce qui est mieux que rien » mais ne permet pas de jouer des matchs de hockey mineurs officiels. Quant aux arches qui ont été conservées de la précédente patinoire, elles aussi sont contraignantes : « Lorsqu’une équipe des Rapaces marche bien, il y a souvent eu des guichets fermés et sur un bassin de 50 000 personnes, ce n’est pas idiot de se dire qu’il peut y avoir entre 4 000 et 5 000 personnes qui vont voir du hockey. » Sans compter qu’être plus grand permet aussi d’ajuster plus facilement sa politique de prix. À ce rythme, sauf nouveau projet de patinoire, les glaces haut-alpines pourraient être complètement obsolètes d’ici à 2050.
" L’Alp’ Arena, une patinoire du XXe siècle, pas adaptée au XXIe "
L’Alp’ Arena a beau avoir été reconstruite en 2010, « c’est une patinoire du XXe siècle qui n’est pas adaptée au XXIe siècle » constate Laurent Bellet. « La plus adaptée au XXIe siècle c’est celle de Fribourg Gotteron. Elle est totalement dans le nouveau monde, “plugée” de partout » et énergétiquement à la pointe avec sa centrale solaire intégrée qui fournit l’équivalant de la consommation annuelle de 200 ménages.
À Gap, le choix de restructuration opéré en 2007 s’avère par ailleurs contraignant. « Elle est située sur une zone inondable avec la Luye, ce qui limite les possibilités d’agrandissement. Or, quand tu es un club formateur, il te faut deux glaces, c’est le minimum syndical. Là, une seconde glace est limitée à du 40x20, ce qui est mieux que rien » mais ne permet pas de jouer des matchs de hockey mineurs officiels. Quant aux arches qui ont été conservées de la précédente patinoire, elles aussi sont contraignantes : « Lorsqu’une équipe des Rapaces marche bien, il y a souvent eu des guichets fermés et sur un bassin de 50 000 personnes, ce n’est pas idiot de se dire qu’il peut y avoir entre 4 000 et 5 000 personnes qui vont voir du hockey. » Sans compter qu’être plus grand permet aussi d’ajuster plus facilement sa politique de prix. À ce rythme, sauf nouveau projet de patinoire, les glaces haut-alpines pourraient être complètement obsolètes d’ici à 2050.

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