Donald Trump, roi de l'escalade


Le Forum économique de Davos, dans les Alpes suisses, réunit depuis 1971 le « gotha » de l’économie mondiale.

Désormais dirigé par Larry Fink — successeur du créateur, l’économiste allemand Klaus Schwab —, patron de BlackRock, multinationale et plus important gestionnaire d’actifs de la planète, avec près de 12 000 milliards de dollars d’encours.

Cette direction favorise la venue des plus grands groupes américains dans la station valaisanne et, cette année, celle de Donald Trump « himself » et de son armée de conseillers. Tous vont prendre place dans une église, privatisée pour l’occasion et rebaptisée « USA House », financée par les monstres de la finance mondiale : Microsoft, Pfizer ou McKinsey.

C’est une façon de « remettre l’église au milieu du village », comme l’a déclaré le président américain, engagé dans sa conquête du Groenland et plus résolu que jamais :
« Comme je l’ai clairement exprimé à tout le monde, le Groenland est essentiel pour la sécurité nationale et mondiale. Il n’y a pas de retour en arrière possible — tout le monde est d’accord là-dessus ! »
« Les États-Unis d’Amérique sont de loin le pays le plus puissant du globe. Nous sommes la seule PUISSANCE capable d’assurer la PAIX dans le monde entier — et cela passe tout simplement par la FORCE
! »

Welcome to Davos. Le président américain prononcera un discours demain à l’occasion de ce forum mondial, dans une atmosphère glaciale. Il a ainsi menacé Emmanuel Macron, président de la République française, qui a refusé de rejoindre le « Conseil de paix, sorte d’ONU bis » que le président américain veut organiser :
« Il a dit ça ? Eh bien, personne ne veut de lui, parce qu’il sera bientôt sans mandat. »
« Je vais mettre 200 % de droits de douane sur ses vins et champagnes. Et il y adhérera. Mais il n’est pas obligé d’y adhérer
», a commenté Donald Trump, qui réclame un milliard de dollars d’inscription pour « son Conseil de paix ».

La surenchère permanente inquiète le monde entier, tandis que les militaires européens et les avions américains s’installent au Groenland.

Ainsi, en Grande-Bretagne, le conservateur Simon Hoare et le libéral-démocrate Luke Taylor ont déclaré que l’Angleterre et l’Écosse, ainsi que le pays de Galles ou l’Irlande du Nord s’ils se qualifient, devraient boycotter la Coupe du monde de football pour protester contre les agissements de M. Trump.

Cette compétition sera co-organisée au mois de juin par les États-Unis, le Mexique et le Canada.

M. Hoare a déclaré que le gouvernement devait « fight fire with fire », combattre le feu par le feu, et embarrasser M. Trump, qui s’est fortement impliqué dans la préparation du tournoi.

M. Hoare a également suggéré que le roi Charles III pourrait annuler sa visite d’État prévue aux États-Unis en avril, à l’occasion du 250ᵉ anniversaire de l’indépendance des États-Unis.

 

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