Le miracle de la glace dans les Hautes Alpes
Oui, on peut parler de miracle.
Il reste 14 secondes à jouer et les Rapaces de Gap viennent de bénéficier d'une erreur d'arbitrage.
Dans une lutte à 3 sur la ligne bleue offensive, les Rapaces perdent le palet et logiquement les Spartiates de Marseille vont inscrire leur 4 ème but pour s'imposer (4-2) à Gap.
Mais non, Chad Langlais, rageur, et Flavien Dair ont débuté un combat, l'arbitre siffle..Pas de 4 ème but pour les Spartiates. C'est injuste.
La suite est incroyable.
Temps mort avant une mise au jeu dans la zone défensive des gapençais. Il reste 14 secondes à jouer, Gaetan Richard, le gardien des Rapaces regagne son but mais il est rappelé sur son banc.
Les Rapaces vont disputer la mise au jeu, à 4 mètres de leur filet désert !
Pas de gardien en zone défensive pour exploiter un joueur de champ supplémentaire.
C'est du travail sans filet, une stratégie à très haut risque (quoique, mené 3-2 à 14 secondes de la fin..) finalement payante.
Je vois des matchs depuis 60 ans et je n'avais jamais vu cette situation. Une mise au jeu en zone défensive sans gardien !
Le miracle on y vient.
A 14 secondes de la fin, près de son but, Matus fait le boulot sur la mise au jeu, Gagnon porte le palet, une passe juste touché par Santerno, Mikrogiannakis, en pleine vitesse récupère le palet sur la ligne bleue adverse et patine jusque derrière le filet marseillais.
Une passe en retrait, Gagnon et Pulkinen sont dans la zone payante, devant le filet adverse, ou l'on prend des coups, ou l'on marque des buts. La palette de Pulkinen rencontre le palet de Mikrogiannakis. Les Rapaces égalisent (3-3)
A 4 secondes de la fin de la partie, après une remontée de patinoire express, les Rapaces sont de retour dans un match, perdu, à 99, 9 %, qu'ils ont finalement gagné au tirs aux buts !
Dans le sport, il y a des injustices donc, des miracles aussi.
Des situations de stress collectifs, totalement irrationnelles quand, la conviction, la détermination, la persévérance, presque "un instinct de survie" autorisent l'impensable, l'inimaginable : on peut alors parler de miracle.

Le public debout et motivé a 4 secondes de la fin a dû motiver la séance de tirs au but
RépondreSupprimerLe public est super et a sans doute vibré, aidé et Gaëtan a fait le reste..
SupprimerAbsolument, un vrai miracle ! comme quoi "Ne jamais rien lâcher" est une maxime, en hockey comme dans sa vie , qu'il faut toujours avoir à l'esprit.
RépondreSupprimerJamais vu une situation comme celle là..La faute d'arbitrage puis l'engagement dans la zone défensive de Gap (pourquoi ?) et puis mise au jeu, zone défensive, sans gardien..Jamais vu..Et puis, ensuite, tant d'imperfection en 59'46 secondes et 1à secondes de grâce..Chacun joue parfaitement, une longueur de patinoire face à 6 adversaires et un but en 10 secondes chrono..Il y a beaucoup de chose sur cette fin de match..De l'injustice envers les marseillais, l'erreur humaine et puis la persévérance, la détermination, la conviction pour égaliser.
SupprimerL’arbitre avait sifflé point final. Pas de miracle il n’avait qu’à pas le faire
RépondreSupprimerL'injustice fait partie du sport. Je suis d'accord, logiquement, le match est gagné 4-2 par les Spartiates. Mais au delà de l'injustice, il y a la vie. Déjà, il est très curieux que la mise au jeu soit en zone défensive des Rapaces. Après, mise au jeu en zone défensive, 14 secondes à jouer, sans gardien, oui, ça tient du miracle.
SupprimerCes arbitres !!!! Pas toujours au niveau n'est ce pas ?
RépondreSupprimerComme nous tous..L'erreur est humaine, cette fois, elle a clairement favorisé les Rapaces.. L'arbitrage doit évolueur, comme le niveau de jeu. On ne peut pas dire que les clubs de Magnus, lorsqu'ils se confrontent à des équipes étrangères soient supérieures, bien au contraire. Il faut progresser, dans tous les domaines.
SupprimerUne rencontre folle au dénouement inouï ! Les 5 dernières minutes plaisantes, la dernière minute cardiaquement effrayante... puis la délivrance ! Des rencontres que l'on oubli pas, qui forgent
RépondreSupprimerC'est le hockey, il peut y avoir 59'46 secondes imparfaites et 10 secondes de grâce collective où chacun fait le bon choix. 3-2, 14 secondes à jouer, une patinoire à traverser avec 6 adversaires résolus, ça tient du miracle ! Tant mieux..
SupprimerJ'ai 62 ans adore le hockey depuis 52 ans et c'est pas prêt de s'arrêter... même si a un moment je vais devoir me contenter de regarder
RépondreSupprimerSalut Alexandre, 62 ans, c'est encore jeune !! Même en regardant (ou en commentant) comme c'était mon cas, il y a de bons moments à vivre..Les Jeux qui arrivent -avec notamment un fort ressentiment dans le monde contre la politique des Etats Unis - devraient nous permettre de vivre une véritable "guerre froide" sur la glace -avec beaucoup de joueurs de talent !
Supprimer