C'est jeudi, c'est rugby, c'est le tournoi !
France–Irlande, premier match du Tournoi des Six Nations, est programmé un jeudi soir parce que France Télévisions, détenteur des droits des JO de Milan-Cortina, doit libérer la « case » du vendredi, occupée par la cérémonie d’ouverture.
Le Tournoi un jeudi, c’est inhabituel, mais ce ne sera pas une première.
En 1948, France–Irlande s’était déjà joué, à cette date… un 1er janvier ! Encore plus étrange, non ?
Ce soir, on attend des Bleus dominateurs face à une équipe d’Irlande moins effrayante que par le passé. Les Irlandais ont perdu deux tests au mois de novembre sur leur terrain contre les Blacks et l’Afrique du Sud. Contre les champions du monde, ils avaient été renversés par la mêlée sud-africaine.
Bon d’accord, ils ne sont pas les seuls. Mais les résultats des provinces irlandaises en URC (Celtic League) et en Coupe d’Europe attestent du recul des « Diables verts ».
Et puis, il y a les absents, notamment en première ligne. Porter, Boyle et McCarthy manquent sur le flanc gauche ; Tadhg Furlong, blessé, déserte le côté droit d’une mêlée un peu expérimentale : Loughman (30 ans) et Clarkson (25 ans), pourtant pas « des perdreaux de l’année », totalisent 15 sélections à eux deux.
L’Irlande arrive diminuée au Stade de France. Aki, Hansen, Keenan, Henshaw — presque toute une ligne de trois-quarts — restent à l’écurie, mais il ne faudra pas sous-estimer cette équipe.
Elle reste solide en deuxième ligne, et la troisième ligne est d’un niveau mondial avec Van der Flier, Doris et Cian Prendergast, frère de l’ouvreur Sam.
Enfin, méfiance à l’aile avec le retour de Jacob Stockdale, un marqueur d’essais qui n’a plus joué dans le Tournoi depuis 2021. Et puis, les Irlandais restent des adversaires dangereux, comme me l’a confié Karl Chateau, ancien troisième ligne de Perpignan, désormais manager de Vannes, que j’ai croisé hier :
« C’est une équipe qui a toujours une stratégie claire. Les gars savent répéter les choses qu’ils doivent faire sur le terrain et, de par ce fait, ils sont difficiles à contrer. C’est une belle équipe. »
Les Bleus le savent. Tout le monde attend une belle victoire ce soir au Stade de France, à l’occasion du retour d’Antoine Dupont sous le maillot bleu, un an après sa grave blessure… en Irlande.
La France se présentera avec une deuxième ligne formée par Ollivon et Guillard, deux joueurs qui ont déjà occupé le poste de numéro 8 en équipe de France, deux hommes dotés d’un excellent « QI rugby ».
La France, avec Marchand, Cros, Jalibert, Bielle-Biarrey, Moefana ou encore Ramos, dispose des outils pour « fracasser » le coffre-fort irlandais. Et puis, il faut garder à l’esprit que dix-huit joueurs irlandais ont participé à la tournée des Lions en Australie jusqu’à la fin du mois de juillet dernier.
Cette fin de saison usante pour les Britanniques et Irlandais profite souvent aux Français, qui ont remporté le Grand Chelem en 1998, 2002, 2010 et 2022, soit des années qui suivaient une tournée des Lions…
Que l’histoire se répète ! France–Irlande, une rencontre que j’aurai le plaisir de commenter pour TV5 Monde.
À l’occasion de la première journée du Tournoi des Six Nations, la rencontre France/Irlande sera diffusée en direct jeudi 5 février à 21h01 sur les chaînes Afrique, Maghreb-Orient, Asie, Pacifique et Amérique latine.
Les commentaires seront assurés au Stade de France via la régie Prod 2 par Laurent Bellet et Marie Sempéré. La prise d’antenne aura lieu à 21h01, pour un coup d’envoi à 21h10.

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