JO 2030 : si l'on rêvait de politiques intelligents !
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L’élection de Éric Ciotti à la mairie de Nice pourrait bien rebattre les cartes de l’organisation du tournoi de hockey des JO 2030. Et, pour une fois, ce blocage politique pourrait être une bonne nouvelle.
Car soyons clairs : le projet actuel pose problème.
Immobiliser l’Allianz Arena pendant six mois est une aberration.
Demander à l’OGC Nice de s’exiler aussi longtemps relève d’une vision hors-sol. On comprend sans peine la colère de Jean-Pierre Rivère -proche conseiller d'Eric Ciotti - et ce dossier pourrait rapidement devenir explosif.
Mais au fond, le vrai sujet est ailleurs : faut-il vraiment sacrifier la cohérence sportive et économique pour un concept aussi fragile que des patinoires temporaires dans un stade de football ?
Depuis le début, cette idée interroge. Elle est coûteuse, techniquement complexe, et surtout, elle ne laisse quasiment aucun héritage durable.
À l’inverse, des alternatives existent — et elles sont bien plus pertinentes.
La métropole de Grenoble travaille depuis plus d’un an sur la rénovation de son Palais des Sports. À la clé : une salle moderne de 10 000 à 11 000 places pour environ 80 millions d’euros. Un projet concret, structurant, et surtout utile sur le long terme.
Alors pourquoi s’entêter ?
Une répartition intelligente des matchs permettrait de transformer une contrainte en opportunité : organiser l’écrasante majorité du tournoi entre Lyon — à la LDLC Arena déjà opérationnelle — et Grenoble, puis offrir un final spectaculaire à Paris La Défense.
Un week-end final avec cinq matchs majeurs dans une enceinte de 30 000 places : finale féminine, demi-finales et finales masculines. Là, on parle d’un véritable événement mondial.
Et surtout, d’un modèle qui a du sens.
Car il faut rappeler une réalité souvent sous-estimée : le hockey sur glace représente plus de 40 % de la billetterie des Jeux olympiques d’hiver. Ce n’est pas un sport secondaire. C’est un pilier économique.
Dans ces conditions, continuer avec un projet aussi bancal relève presque de l’entêtement.
À l’inverse, cette alternative coche toutes les cases :
- une logique territoriale forte, ancrée dans les Alpes
- des infrastructures existantes ou pérennes
- une montée en puissance médiatique jusqu’à un final grandiose
- et surtout, un héritage concret pour le hockey français
Car c’est bien là l’enjeu majeur.
Une patinoire à Nice pour le patinage artistique. Une grande salle moderne à Grenoble pour les Brûleurs de Loups. Une exposition exceptionnelle à Lyon et à Paris. Voilà ce que doivent être des Jeux réussis : utiles, cohérents, durables.
Le reste n’est que communication.
Alors oui, les décisions seront politiques. Elles le sont toujours.
Mais pour une fois, espérons que le bon sens finira par s’imposer.
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Ce n'est pas l'élection de Ciotti qui pose problème. C'est la vision totalement ubuesque d'Estrosi qui envisageait d'immobiliser durant 6 mois Allianz Arena. Il me semble qu'ils existe d'autres infrastructures permettant d'éviter des dépenses faramineuses, surtout quand on sait que déjà, on s'interroge sur la finalité financière de ces JO d'hiver.
RépondreSupprimerj'ai oublié de signer : Bertrand van Roey
SupprimerSalut Bertrand, je suis 100% d'accord avec toi. Pour moi, le projet de Nice est un non-sens. Perso, le modèle que je propose serait adapté, beaucoup moins cher et garantirait des recettes supplémentaires ! Mais je sais que le dossier est politique. Il y a Savin, un sénateur UMP (rapporteur du sport au sénat) qui pousse pour la rénovation du Palais des Sports de Grenoble. Cela peut être une chance. Avant de prendre une décision aussi importante, il faut -à mon sens- envisager toutes les options possibles.
RépondreSupprimerOui, il y a un aspect politique pour un équilibre des épreuves entre les deux régions ! signé Maurice Fortoul
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